TM7, Clap de fin sur Nouakchott capitale littéraire
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TM7, Clap de fin sur Nouakchott capitale littéraire

Les rideaux sont tombés samedi sur la 7e édition des rencontres littéraires Traversées Mauritanides. 

                                      


Cet évènementiel annuel, unique dans notre paysage des livres, s’est déroulé du 6 au 17 décembre, plus long que d’habitude. Comme tous les ans, des écrivains prestigieux, venus de plusieurs horizons, étaient au rendez-vous. Il s’agit du Français Jean-Pierre Valentin, de la Marocaine, Halima Hamdane, du Malien Intagrist El Ansari, de la Franco-mauritanienne Marième Derwich… Sans oublier les Mauritaniens Mahjoub Boye, Pr Cheikh Saad Bouh Kamara, Abdelvetah Alamana, Dr Mamadou Kalidou Bâ, Idoumou Mohamed Lemine Abbas, Harouna Rachid Ly, Amadou Demba Bâ, Sektou Mohamed Vall..... Deux semaines durant, les auteurs ont été dans plusieurs écoles et animer des conférences et tables rondes sous le thème « Villes murmures d’écrits ». 
                          

Bios Diallo, initiateur de ce désormais incontournable rendez-vous littéraire de Mauritanie, avait prévenu   « nous entendrons lors de ces rencontres, des bruits de villes, des confessions d’auteurs et acteurs sociaux. Verrons des murs qui attendent d’être interrogés. Et les murmures sortiront des toits, pour le festin délicieux de cultures en partage ».  A l’arrivée, il y a eu de tout cela. Puisque la parole n’était pas donnée qu’à des écrivains. Au Musée national, on a parlé de l’écrit et du cri, des secrets et inspirations d’écriture, mais également de « La ville entre refuge, cris et droit » avec des écrivains mais aussi d’acteurs sociaux en relation directe avec les réalités. C’est ainsi qu’on a pu entendre l’anthropologue Marième Baba Ahmed, Mohamed Boyboni Coordinateur du Projet Lutte contre la radicalisation des jeunes et promotion de la citoyenneté et Abdoulaye Sarr, chef religieux et Imam de la mosquée de Sebkha. Les échanges furent vifs entre réalités du terrain et ce qui pourrait s’apparenter à la fiction !  Au Racing Club, avec « Voix et Voies de Ville ! », la scène était singulière, car chacun avait la liberté de raconter sa ville à lui.  Au Centre culturel marocain, l’attraction fut dominée par le très attendu Concours Génies en Herbe / Epelle-moi / Super crack qui met en marge de chaque édition des écoles en compétitions. Les élèves ont démontré leurs passions pour les livres et zèles en culture générale. Les lauréats sont repartis avec des fournitures et un an d’abonnement à une bibliothèque. Succédant aux jeunes sur le podium, la comédienne et romancière marocaine Halima Hamdane a offert un spectacle de contes inédits, en revisitant au bonheur du public des écoles et des adultes le répertoire des sagesses traditionnelles. 

                    


Samedi, après avoir intervenu à plusieurs tables rondes, Jean-Pierre Valentin, livre dans une passionnante causerie à la médiathèque de l’Institut français, le récit de ses randonnées africaines au Mali, au Niger, au Maroc et en Mauritanie. Il raconte comment il a partagé les quotidiens de bergers wodaabe, les nuits et soleils en pays maure, touareg et peul. Face à un public très réceptif qui partagera aussi ses vécus, Valentin a su titiller des mémoires nostalgiques face à des us et coutumes qui s’effritent au contact de l’urbanité, pour rester dans la thématique de la ville. 


                         


A l’issue de ces savoureuses évocations, l’équipe de Traversées Mauriatanides donne rendez-vous, aux passionnés des livres et de la diversité culturelle, à la 8e édition. Bios Diallo, en tant que directeur de ces rencontres, saisira l’occasion pour « remercier toutes les petites mains ayant contribué à la réalisation de cet évènement, mais aussi les partenaires ; le Ministère de la culture, l’ambassade de France, le Scac, l’Unicef, Tasiast, la Société Générale, la BNM, le Projet Lutte contre la radicalisation des jeunes et promotion de la citoyenneté, l’ambassade des Etats-Unis, l’OMS, le SGP, l’Institut français, l’Alliance franco-mauritanienne, Cridem, les hôtels Wissal et Halima sans oublier les établissements scolaires et lieux ayant accueilli nos auteurs ».


   


A la fin de son discours, Bios a failli annoncer sur quoi devrait plancher l’édition 2017. « Non, je ne dis rien. Restons dans le murmure encore », dit-il au milieu des applaudissements du public venu nombreux saluer les prouesses et le succès de ces Traversées littéraires qui confirment leur assise. 


                     

 

Texte & Photos | Par Babacar Baye NDIAYE


Source : Cridem Culture : http://www.cridem.org/C_Info.php?article=692315

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